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Nouvelles modalités dans le versement des cotisations professionnelles.
Le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques a adopté lors de sa séance du 7 janvier 2010 une décision qui vient modifier de manière substantielle les modalités de versement des cotisations versées par les SVV et les experts pour l’année 2010. En pratique, pour les SVV, si la régularisation annuelle des cotisations 2009 interviendra toujours au 30 avril 2010, en revanche, le règlement du montant prévisionnel de la cotisation 2010 est reporté de six mois et interviendra au 31 octobre 2010. Par ailleurs, le taux de la cotisation prévisionnelle qui était jusqu’alors de 100 % du montant estimé par les SVV, passera à 70 % de l’estimation. Ces deux mesures prises par la Conseil sont destinées à offrir des facilités de trésorerie aux SVV dans un environnement de marché difficile. Pour les experts, le Conseil a décidé que le seuil de 200 euros qui constituait jusqu’alors le minimum de perception constituera désormais la cotisation maximum perçu par le Conseil. Decision Cotisation Janvier 2010
A l’occasion d’une plainte d’un organisme professionnel du commerce de l’art à l’encontre d’une société de ventes volontaires dont il a saisi le Conseil des ventes volontaires, portant sur les modalités d’application du droit de suite aux sociétés de ventes volontaires, et insistant sur la nécessité de faire porter l’exclusivité du droit de suite sur le vendeur d’un bien, le Conseil des ventes volontaires rappelle que s’il doit sanctionner les manquements aux lois et règlements commis par les sociétés de ventes volontaires et si le code de la propriété intellectuelle est au nombre de ces textes, les éléments suivants doivent être pris en considération.
La directive 2001/84/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 septembre 2001 relative au droit de suite au profit de l'auteur d'une œuvre d'art originale prévoit au quatrième paragraphe de son article 1er que « le droit visé au paragraphe 1 est à la charge du vendeur. Les Etats membres peuvent prévoir que l'une des personnes physiques ou morales visées au paragraphe 2, autre que le vendeur, est seule responsable du paiement du droit ou partage avec le vendeur cette responsabilité ».
Cette directive a été transposée en droit français par la loi n° 2006-961 du 1er août 2006 relative aux droits d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information et par le décret n° 2007-756 du 9 mai 2007. L’article L. 122-8 du code de la propriété intellectuelle issu de la loi du 1er août 2006 prévoit que « Le droit de suite est à la charge du vendeur. La responsabilité de son paiement incombe au professionnel intervenant dans la vente et, si la cession s'opère entre deux professionnels, au vendeur ».
S’il paraît résulter des travaux préparatoires à la loi du 1er août 2006 et de la rédaction même de la loi française et du décret d’application qu’aucune exception à la mise à la charge du vendeur du droit de suite n'a été prévue par le droit français, il y a lieu d’observer que la Commission européenne a donné une première interprétation de la directive le 22 décembre 2008 en indiquant au ministère français de la justice que la lecture la plus appropriée de la directive lui semble être que les parties ont le droit de conclure des conventions en ce qui concerne les modalités de paiement du droit de suite, mais que ces arrangements n'ont qu'un effet relatif et ne dégagent pas les parties des obligations qui leur sont conférées par la loi de chaque État. Seule la Cour de justice des communautés européennes est compétente pour se prononcer en dernier ressort sur une interprétation définitive de la directive.
La loi française ayant fait le choix, par les dispositions précitées de l’article L122-8 du code de la propriété intellectuelle, d’une mise du droit de suite à la charge du vendeur, la question se pose de savoir si les dispositions françaises sont d’ordre public. Une réponse indubitable ne semble pas être donnée à ce jour. Seules les juridictions françaises seront compétentes pour se prononcer sur la possibilité ou non, pour les parties, de procéder contractuellement à un aménagement de la répartition de la charge du droit de suite, y compris au regard des principes de protection des consommateurs.
Dans cette attente, il ne paraît pas envisageable de sanctionner une pratique d'aménagement contractuel des conditions de paiement du droit de suite, dès lors que cet aménagement supposant évidemment l’accord du vendeur, de la société de ventes et de l’acheteur, celui-ci ne pourrait être exclu des adjudications du seul fait de son refus de supporter contractuellement la charge du droit de suite en contradiction avec les conditions générales de ventes qui lui seraient proposées par la société de ventes volontaires.
Il doit par ailleurs être rappelé que l’aménagement contractuel ne peut avoir d’effet qu’entre les parties et n’est pas opposable aux tiers au rang desquels figurent les organismes de perception du droit de suite.
Le Conseil entend rester vigilant sur l'évolution jurisprudentielle qui permettrait, le cas échéant, de clarifier le dispositif et est disponible pour apporter sa contribution aux réflexions engagées sur le sujet du droit de suite.
Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2009, avant l'ouverture à 10h, un pastel sur Monotype d'Edgar DEGAS appelé « les choristes » ou également « les figurants » a été dérobé au musée CANTINI à MARSEILLE. Cette oeuvre de 27 cm sur 32, peinte en 1877 est assurée pour huit cent mille euros, selon le musée d'Orsay, propriétaire de la pièce. Elle avait été prêtée par le musée national au musée municipal de MARSEILLE dans le cadre de l'exposition « de la scène au tableau », consacrée à la représentation des arts de la scène dans la peinture de la fin du XVIIIem au début du XXem siècle, qui s'est ouverte le 6 octobre 2009 et devait durer jusqu'au 3 janvier 2010.
Le pastel fût légué à l'état français en 1894 par Gustave CAILLEBOTTE, lui même peintre, collectionneur, mécène de peintres tels que ses amis Monet, Degas, Renoir, pour lesquels il finançait l'organisation d'expositions impressionnistes. Ce vol représente une lourde perte pour le patrimoine impressionniste français. En cas de recueil de renseignements relatifs à ce vol, il est nécessaire de contacter en priorité l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), dirigé par le Colonel Stéphane Gauffeny, en téléphonant au 01 47 44 98 63 ou en envoyant un message électronique à ocbc-doc.dcpjac@interieur.gouv.fr
En partenariat avec la Chambre nationale des commissaires-priseurs judiciaires, le SYMEV ( Syndicat national des maisons de ventes volontaires) a tenu, le 12 octobre 2009, sa Convention annuelle sur le thème : « Comment tirer profit d’une mutation ». Les débats ont essentiellement porté sur la procédure parlementaire en cours visant à modifier la loi du 10 juillet 2000, dans le cadre de la transposition de la Directive services.
Lire le discours de Mme Francine Mariani-Ducray...
Mme Francine MARIANI - DUCRAY est élue présidente du Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques.
Les membres du Conseil, Autorité de régulation des ventes aux enchères publiques, ont porté Mme Francine MARIANI-DUCRAY à la présidence de l’Autorité de régulation du secteur, lors de la séance du mercredi 2 septembre 2009. Mme Francine MARIANI-DUCRAY est élue en remplacement de M. Christian GIACOMOTTO dont le mandat était venu à expiration.
Conseiller d’Etat, ancienne élève de l’Ecole Nationale d’Administration, Mme Francine MARIANI-DUCRAY a été Directrice de l’administration générale, chef du service de l’inspection générale de l’administration des affaires culturelles, puis Directrice des musées de France au Ministère de la Culture. Elle est présidente du Conseil d’Administration de l’Académie de France à Rome.
Les membres du collège du Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, Autorité de régulation des ventes aux enchères publiques, viennent d'être nommés par arrêté du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des libertés du 29 juillet 2009, (JO du 2 août 2009). L’arrêté entre en vigueur le 1er août 2009.
La première réunion du Conseil se tiendra mercredi 2 septembre et sera marquée par l’élection du Président.
Le collège comprend 22 membres, Il est composé comme suit:
I. − Membres nommés en qualité de personnes qualifiées
Mme Francine MARIANI-DUCRAY, membre titulaire, et M. Christian PATTYN, membre suppléant.
M. Guy JOLY, membre titulaire, et Mme Francine BARDY, membre suppléant.
M. Philippe CHALMIN, membre titulaire, et M. Baudoin LEBON, membre suppléant.
M. Philippe LIMOUZIN-LAMOTHE, membre titulaire, et M. Bernard LYONNET, membre suppléant.
M. Christian DEYDIER, membre titulaire, et Mme Catherine CHADELAT, membre suppléant.
M. Bernard DAESCHLER, membre titulaire, et M. Jean-Baptiste de PROYART, membre suppléant.
II. − Membres nommés en qualité de représentants des professionnels
Mme Emmanuelle VIDAL-DELAGNEAU, membre titulaire, et M. Jean-Claude ANAF, membre suppléant.
M. Guillaume CERUTTI, membre titulaire, et M. Georges DELETTREZ, membre suppléant.
M. Claude BOISGIRARD, membre titulaire, et M. Eric LACOMBE, membre suppléant.
M. Denis ANTOINE, membre titulaire, et M. Thierry POMEZ, membre suppléant.
M. Michel VANDERMEERSCH, expert, membre titulaire, et M. Thierry STETTEN, expert, membre
suppléant.
- Consulter l’Arrêté du 29 juillet 2009
- Consulter les missions du Conseil
La réforme se poursuit devant le Sénat
Retrouvez le dossier complet : le texte de la proposition de loi, le rapport de Marie-Hélène des Esgaulx, le communiqué de presse de la Commission des lois
La 1ère chambre de la cour d’appel de Paris vient par un arrêt du 26 mai 2009 de rejeter l’appel formé contre une décision de refus d’habilitation.
Cet arrêt, qui conforte la position prise par le CVV et condamne les auteurs du recours aux dépens, est frappé d’un pourvoi en cassation.
Le Sénat devrait poursuivre ses travaux en Commission le 8 juillet et procéder à une 1ère lecture en septembre.
Droit de suite : Réponse du Conseil au Comité des Galeries d’art
Rappel du dossier du droit de suite : voir la suite
Sur le site du CVV, vous trouverez une nouvelle rubrique, La tribune , destinée à accueillir des articles de droit qui abordent les problématiques juridiques du monde des enchères.
Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, vous trouverez cette semaine un article de Marie-Françoise CHRISTOPHE TCHAKALOFF, Professeur de droit public à l’Université de Panthéon-Sorbonne, sur « L’Europe en son labyrinthe : comment relancer le marché français de l’art ». Un article d’actualité en pleine « vente du siècle » et très intéressant.
TRACFIN : « Service Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins »
Les élèves commissaires priseurs ont repris leur formation, à la rencontre du droit de l’histoire de l’art et de l’économie le 12 janvier à l’Ecole supérieure de commerce de Paris.
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