dictionnaire des expertises

F

  • Formules usuelles de description des œuvres

    Le décret Marcus définit les formules que l’expert doit utiliser pour décrire les œuvres dans les catalogues, les certificats d’authenticité et les factures en fonction de leur degré d’authenticité.

    La mention sans réserve du nom de l’artiste ou précédé de "œuvre de", "par", "signé de" garantit que l’œuvre a été réalisée par l’artiste indiqué. Il s’agit donc d’une œuvre authentique.

    La mention "attribué à" exprime un doute sur l’attribution de l’œuvre à l’artiste désigné ; elle indique cependant que l’œuvre a été réalisée pen- dant sa période de production et qu’il existe des présomptions sérieuses pour que l’œuvre soit vraisemblablement de cet artiste. Dans cette hypo- thèse, l’authenticité de l’œuvre pourra être réfutée ou établie ultérieure- ment par des éléments nouveaux sans que la vente puisse être remise en cause.

    La mention « atelier de » indique que l’œuvre a été exécutée dans l’atelier de l’artiste cité ou sous sa direction. Dans le cas d’un atelier familial ayant conservé le même nom sur plusieurs générations, elle doit être suivie d’une indication d’époque.

    La mention « école de » indique que l’auteur de l’œuvre est un élève du maître cité. L’œuvre doit avoir été réalisée du vivant de ce dernier ou dans un délai inférieur à cinquante ans après sa mort. Si c’est un lieu qui est précisé, l’emploi du terme "école de" garantit que l’œuvre a été exécutée pendant la durée de l’existence du mouvement artistique désigné, dont l’époque doit être précisée, et par un artiste ayant participé à ce mouve- ment (exemple : "l’école de Pont-Aven").

    Enfin, des expressions comme "dans le style de", "dans le goût de", "à la manière de", "genre de", "d’après", "à la façon de", ne confèrent au- cune garantie sur l’authenticité de l’œuvre en ce qui concerne l’époque, l’identité de l’artiste ou de l’école.

    Cf. « décret Marcus »

     

     

G

  • Garantie

    La garantie résulte de la possibilité d’engager la responsabilité de l’expert et de l’obligation faite à ce dernier de souscrire une assurance de respon- sabilité civile professionnelle.

    Cf. « prescription »

     

  • Gratuité

    L’expertise orale, considérée comme un avis, peut être gratuite. Elle n’en- gage pas la responsabilité de l’expert.

    Cf. « avis »

     

H

  • Honoraires

    Les honoraires de l’expert sont un pourcentage du prix de vente, prélevés sur les frais facturés au vendeur.

    L’objet non vendu ne génère pas automatiquement d’honoraires bien que le travail d’expertise soit le même. L’expertise sans honoraire d’un objet resté invendu ne doit pas être utilisée ultérieurement sans autorisation de l’expert.

     

I

  • Identification

    L’identification d’une œuvre ou d’un objet est la mission principale de l’ex- pert. Elle consiste à déterminer et à affirmer sa nature et ses qualités, no- tamment son authenticité.

    L’expert qui identifie une œuvre doit ainsi en préciser les dimensions, les qualités matérielles (peinture, pastel, crayon, bronze, bois...) et les ori- gines culturelles (attribution, datation, identification géographique) qui lui permettront d’en déterminer l’authenticité.

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