Au fur et à mesure que les effets du confinement, l’angoisse du lendemain se substitue à celle d’être malade.

03-04-2020

Au fur et à mesure que les effets du confinement se font sentir, l’angoisse du lendemain se substitue à celle d’être malade. Nous nous rassurons en demandant des nouvelles des uns et des autres. Nous en apprenons qui nous attristent, nous espérons des prompts rétablissements sans trop y croire parfois, tant cette épidémie est cruelle et traîtresse.

Pour ma part, je pense que l’après-Covid-19 ne devra pas être comme l’avant.

Comme toujours à l’approche de la mort, nous revoyons notre passé et nos erreurs. Quelle erreur de croire que le jeu du marché allait régler tous les problèmes, quelle folie d’avoir abaissé nos défenses et nos barrières, d’avoir refusé d’entendre le cri d’alarme des urgentistes, d’avoir cru que « moins d’Etat, c’était mieux d’Etat » !

Le marché de l’art se redressera, car nous aurons besoin d’artistes, de créateurs, de beauté et d’œuvres pour enchanter nos vies retrouvées. Mais il faudra y ajouter peut être plus d’humanité et plus de sens du collectif. Nous devrons porter fièrement nos valeurs, nos savoirs, nos musées, cesser de désinvestir dans la culture et retrouver le plaisir de vivre ensemble. Reconstruire ensemble.